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Alignée sur le Giro avec un groupe expérimental doté d'une moyenne d'âge assez voisine de celle de la Française des Jeux, l'équipe Bouygues Telecom avait conscience hier au départ d'Alessandria du nombre réduit d'étapes lui laissant encore la possibilité de recueillir des accessits. La présence d'Olivier Bonnaire au sein de l'échappée du jour a démontré, si besoin en était, la détermination de l'équipe vendéenne à essayer de conquérir une victoire d'étape.





Olivier, pourriez-vous nous livrer l'état d'esprit qui habite votre équipe au soir de cette première étape alpestre ?
"Une grande détermination pour essayer de cueillir une victoire d'étape. On s'accroche et on y met tout notre c½ur. C'est sûr que ça ne veut pas sourire pour l'instant, mais ça n'entame en rien à notre volonté d'y arriver."


Les organismes en ont-ils pris un coup sur cette journée où vous êtes passé de 30 degrés au départ à 6 ou 7 à l'arrivée ?
"Cela a été très dur. J'ai passé 140 kilomètres devant. Ca a quand même roulé à 53 de moyenne. Et c'est revenu dans le final sur l'action des équipiers du Maillot Rose et d'autres équipes comme celle de Di Luca. Ensuite, cela a explosé dans notre petit groupe. C'est parti à fond entre nous six au pied du col. En ce qui me concerne, cela a été assez difficile. Il ne faisait que trois degrés au dessus. J'ai pris froid. Mais on va traverser cela, et demain encore répondre présent."


Quelle est la stratégie qui avait été mise au point ce matin en direction de La Thuile ?
"Protéger Laurent Lefèvre et Stef Clement, qui sont les mieux placés au général. Ensuite, répondre présent dans les échappées qui se dessineraient. C'est moi qui ai rempli cette dernière tâche, avec le résultat que vous connaissez."


Y a-t-il une volonté affichée par Dominique Arnould de ramener quelque chose du Giro ?
"On a l'objectif de ramener une victoire mais on sait très bien que les étapes qui se prêtent à un tel challenge ne sont plus nombreuses. Dès Brescia, ce sera presque mission impossible."


Bouygues Telecom possède-t-elle une valeur sensiblement identique à celle qui était alignée sur l'édition précédente ?
"J'en suis convaincu car j'étais déjà dans la sélection de l'édition précédente. Le groupe est jeune. Quelques nouveaux comme Yoann Le Boulanger sont venus s'ajouter, et même dans l'esprit, c'était déjà en gros la même stratégie. Apprendre le métier, s'aguerrir en sorte et chercher à remporter une étape."


Avez-vous l'intention d'en remettre une couche demain en montagne ou après-demain en plaine, soit dans les deux étapes où vous pourriez tirer votre épingle du jeu ?
"L'étape de demain, par le Simplon, sera peut-être plus favorable aux échappées que la suivante."


L'absence quasi permanente des coureurs des grandes équipes du ProTour dans les échappées ne donne-t-elle pas raison à Walter Bénéteau, qui parle de "course cadenassée par ces équipes pour défendre leurs positions au différents challenges" ?
"C'est vrai que l'on note essentiellement dans les échappées aux longs cours, les équipes françaises et des italiens ou colombiens de Panaria ou Selle Italia. Mais la CSC donne le tempo du peloton dans la défense du Maillot Rose d'Ivan Basso."


Votre participation au Giro n'hypothèque-t-elle pas votre présence au prochain Tour de France ?
"Je pense postuler à la sélection sur le Tour l'an prochain seulement."


Quel sera votre programme après le Tour d'Italie ?
"J'avoue que c'est une inconnue. Ma participation à la Route du Sud apparaît quasi certaine toutefois."



Propos recueillis par Jean-Fraois Modery le 20 mai 2006.


# Posté le lundi 05 juin 2006 04:31

Modifié le dimanche 25 juin 2006 07:27

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